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Actualité Historique Desarme - Marine - jeannedarc
Porte Hélicoptères Jeanne d'Arc
jeannedarc
Déplacement : 10575t
Longueur : 182m
Largeur : 24m
Tirant d'eau : 7,3m
Numéro de coque : R97
Date admission au service actif : 1964
Date retrait service actif : 2012
L'actualité / Historique est une page destinée à présenter l'actualité d'une unité. Elle est également destinée à présenter l'histoire d'une unité : son activité passée et future, ses anecdotes, des faits marquants.
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Actualité Porte Hélicoptères Jeanne d'Arc
Babar
07 / 01 / 2010
Sujet : Escale à Rio
Escale à Rio.
La Jeanne d'Arc et le Courbet sont arrivés en escale à Rio le 4 janvier 2010.
Appareillage prévu le 9 janvier pour le Groupe Ecole d'Application des Officiers de Marine.
Babar
31 / 12 / 2009
Sujet : Sete. Vivi« En quelques mots... la Jeanne »


« Les embarquements à bord de frégates, cargos ou ferries ont été merveilleux, mais quand en juin 2008 à l'issue du Festival des Carnets de Voyages de Brest je me suis retrouvée à l'Amirauté pour planifier un embarquement à bord de la Jeanne d'Arc, je n'y croyais pas. Je me disais "non, c'est pas possible... la Jeanne", la mythique et attachante Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97, ambassade flottante de la France, le bateau école. Elle représente des générations de marins et on a le même âge ! C'est un signe !Quelle folie, j'étais invitée à bord de la Jeanne d'Arc. Périple de trois semaines au printemps 2009. Enorme. La Jeanne est unique, je suis tombée amoureuse de ce bateau, et les marins de mon travail. Quel beau retour, je ne pouvais rêver mieux : la reconnaissance
des marins.
"A bord de la Jeanne d'Arc" est un carnet qui relate ce premier embarquement, un carnet qui parle des marins, qui fait parler les marins et préfacé par le commandant, le capitaine de vaisseau Hervé Bléjean, qui m'avait proposé spontanément cette préface.
A bord de la Jeanne d'Arc je passais entre le carreau et le mastic, discrète et respectueuse car tout le monde travaille à bord, mais curieuse. J'étais en éveil total, j'étais là pour eux, pour les marins. J'ai travaillé sans relâche, mais pas encore assez, il faut savoir s'arrêter.
Le 2e embarquement fut encore magique. Je revenais à bord presque conquérante, fouler les coursives et croiser les amis, dernier appareillage de Jeanne, c'était il y a quelques jours le 2 décembre, elle partait pour son dernier tour du monde, émotion. On a vraiment ramassé dans le Golfe de Gascogne. La Jeanne roule de bord à bord. Je sais marcher sur les cloisons ! Bon rouleur, bon marcheur ! Et comme les accouchements on oublie vite et on recommence, les marins les plus résistants sont là pour soutenir les plus faibles, la solidarité et l'esprit d'équipage sont palpables et je compte sur une main les "simagrées" de la hiérarchie militaire.
J'ai découvert un nouveau commandant, le capitaine de vaisseau Patrick Augier tout aussi attachant, un nouvel état major, et autant d'enthousiasme et de fierté chez tout le monde, du matelot au loup de mer, la dernière campagne est magnifique, chargée d'émotion aussi.
Le commandant Augier souhaite mon retour à bord à Hambourg au printemps pour terminer les dessins dans le livre d'or. Etre présente pour l'escale à Rouen (signature et expo, les auteurs de la Jeanne et les Peintres Officiels seront présents) et arriver à Brest pour l'ultime accostage. J'y serai. Encore une fois, je mesure ce privilège. Je suis quelqu'un de simple, je leur offre juste ce que je suis, ce que je fais.
La cerise sur le bateau c'est que j'appareillerai de Toulon jusqu'à Brest très bientôt, en février, à bord du Tonnerre : bâtiment qui prend la relève de la Jeanne en tant que bâtiment école, le commandant m'y a invitée car il a craqué sur mon boulot qu'il a vu à bord de la Jeanne, incroyable.
Je vais donc connaître le successeur du célèbre navire école dans la foulée, c'est dingue ! Cette idée avait traversé mon esprit comme une flèche, Neptune écoute les fous parler à voix haute ! La Jeanne et ses hommes sont gravés dans ma chair, je suis amoureuse de ce bâtiment unique que j'aurai accompagné jusqu'à sa fin. C'était juste inaccessible. »
Babar
20 / 12 / 2009
Sujet : Quel avenir pour la Jeanne d’Arc ?


Alors que la Jeanne d'Arc est en escale à Dakar, se pose déjà la question de son avenir après l'été 2010 ou elle sera désarmée.

Engagée depuis quelques années dans une démarche de développement durable, la marine nationale privilégie la solution du démantèlement concernant l’avenir de son bâtiment-école : la Jeanne d’Arc. Le porte-hélicoptère sera dépollué (retrait de l’amiante et des différents polluants), afin d’obtenir son "passeport vert" puis démanteler suite à un appel d’offres européen. Ses fonctions seront ensuite assumées par un autre bâtiment en service, le Tonnerre.

La marine nationale a reçu plusieurs propositions visant à conserver la Jeanne d’Arc. Mais aucune de ces propositions ne prend en compte le cout de la dépollution du navire ou son entretien sur une longue période. Les défenseurs du bâtiment-école historique de la marine nationale proposent de le reconvertir en musée ou en héliport estival. Un certain nombre d’objets dits de patrimoine seront conservés, exposés et mis en valeur dans des musées. Dans l’éventualité d’une ouverture au public, il faudra effectuer des modifications lourdes, et donc couteuses, pour respecter les règles de sécurité et les normes en vigueur : un bâtiment de guerre n’est pas adapté pour l’accueil du public.
Babar
03 / 12 / 2009
Sujet : La Jeanne d'Arc appareille
A 16h, la Jeanne d'Arc a appareillé de Brest pour effectuer sa 45e et dernière mission. Auparavant, le Premier ministre, François Fillon, s'est adressé à l'équipage rassemblé sur le pont d'envol. 19 coups de canon avaient accueilli son arrivée à bord à 15h. Le Premier ministre est resté à bord après l'appareillage. Il doit regagner la terre ferme en hélicoptère lors du passage du goulet de Brest.

06 / 05 / 2009
Sujet : La « Jeanne d'Arc » de retour à Brest
Le porte-hélicoptère Jeanne d'Arc a achevé hier à Brest son avant-dernière et 44e campagne qui l'a mené avec ses 121 élèves officiers jusqu'en Indonésie en passant par la Méditerranée, la mer Rouge, le golfe Persique et l'océan Indien.

Durant son périple, entamé le 9 décembre, le navire école de la Marine nationale a notamment participé à l'opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie en Somalie.
Dans le cadre de l'opération, « la Jeanne » a escorté treize bâtiments, déjoué une attaque de pirates et sauvé les 31 membres de l'équipage d'un cargo après le naufrage de leur bateau.
Sa prochaine mission sera une mission « une mission de prestige » dont le périple reste à définir sans doute en Atlantique et en Pacifique, selon son commandant le capitaine de vaisseau Hervé Bléjean. Le porte-hélicoptère, âgé de 49 ans, doit prendre sa retraite en 2010.

Il devrait être remplacé par un Bâtiment de projection et de commandement (BPC).
Http://www.meretmarine.com
09 / 12 / 2008
Sujet : La Jeanne d'Arc appareille pour son avant dernière campagne


Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc appareille aujourd'hui, de Brest, pour sa 44ème et avant dernière campagne d'application des officiers de marine. Après avoir passé plus de quatre décennies à sillonner les mers du globe, le célèbre bâtiment tirera sa révérence en 2010, à l'âge de 46 ans. Constitué de la Jeanne d'Arc et de la frégate Georges Leygues, le groupe école de la Marine nationale prend la direction cette année de la mer Méditerranée, de l'océan Indien et de l'Asie, pour une mission dont la durée est d'environ 5 mois. Des escales à Tripoli, Djibouti, Abu Dhabi, Cochin, Singapour, Djakarta, La Réunion, Aqaba, Civitavecchia puis Lisbonne sont prévues, les deux bâtiments devant être de retour à Brest le 5 mai 2009.

Aux côtés des équipages, 120 officiers élèves sont embarqués, issus des écoles de formation initiale de la marine (Ecole navale et Ecole des officiers du commissariat de la marine) mais aussi de l'Ecole d'administration des affaires maritimes. Une vingtaine d'officiers élèves étrangers sont également présents, représentant des pays de l'Union européenne et du monde entier.
Quant à l'avenir du groupe école, la transition aura lieu en 2010 à l'occasion du passage de la formation dispensée à l'Ecole navale de 3 à 4 ans. Sur cette année scolaire, la Jeanne d'Arc réalisera une première campagne, la seconde étant menée à bien par un Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) ou un Transport de Chalands de Débarquement (TCD).
Http://www.meretmarine.com
09 / 12 / 2008
Sujet : La Jeanne d'Arc appareille pour son avant dernière campagne


Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc appareille aujourd'hui, de Brest, pour sa 44ème et avant dernière campagne d'application des officiers de marine. Après avoir passé plus de quatre décennies à sillonner les mers du globe, le célèbre bâtiment tirera sa révérence en 2010, à l'âge de 46 ans. Constitué de la Jeanne d'Arc et de la frégate Georges Leygues, le groupe école de la Marine nationale prend la direction cette année de la mer Méditerranée, de l'océan Indien et de l'Asie, pour une mission dont la durée est d'environ 5 mois. Des escales à Tripoli, Djibouti, Abu Dhabi, Cochin, Singapour, Djakarta, La Réunion, Aqaba, Civitavecchia puis Lisbonne sont prévues, les deux bâtiments devant être de retour à Brest le 5 mai 2009.
Net-marine
01 / 09 / 2008
Sujet : des nouvelles.... de Net-Marine
4 juin : La Jeanne d’Arc regagne son port base de Brest à l'issue de sa 43e campagne d'application des élèves-officiers de marine. Partie de Brest le 15 décembre 2007, la Jeanne d’Arc et sa conserve le Georges-Leygues ont effectué un long périple via l'Amérique, l'Afrique et Moyen-Orient et la Méditerranée.
Net-marine
31 / 08 / 2008
Sujet : des nouvelles.... de Net-Marine
14 mai : L'exercice Mare Aperto, conduit par la Marine italienne en mer Tyrrhénienne réunit 6300 militaires (France, Canada, Allemagne, Grande-Bretagne, Turquie) du 14 au 23 mai, dont les français Jeanne d’Arc, Georges Leygues et Commandant Bouan.
Net-marine
31 / 08 / 2008
Sujet : des nouvelles.... de Net-Marine
16 avril : Le ministre de la Défense, Hervé Morin, est à Djibouti où il se rend à bord de la Jeanne d’Arc, du Commandant Bouan et du Jean Bart, pour féliciter les militaires français ayant participé à la libération des otages du Ponant et à l’arrestation de 6 pirates somaliens.

06 / 09 / 2007
Sujet : Un jeune commandant pour une vieille dame
C'est toujours un événement lorsque la Jeanne d'Arc, le navire servant à la formation finale des officiers de Marine, accueille son nouveau pacha. Hier, Gilles Tillette de Mautort a laissé la barre à Hervé Bléjean, 43 ans, l'un des plus jeunes commandants à prendre en main la destinée de la « vieille dame ».

On est toujours aux petits soins pour le porte-hélicoptères qui va s'attaquer, cet hiver, à son 43 e demi tour du monde (il est en service depuis le 16 juillet 1964 !). Le plus vieux navire de la Marine française continue, vaille que vaille, à finaliser la formation des tout jeunes officiers de Marine, en dépit d'un entretien de plus en plus onéreux.

La force de la Jeanne

Quand on demande à son nouveau commandant s'il n'est pas complètement paradoxal d'embarquer la fine-fleur des jeunes officiers sur un navire de plus de quarante ans d'âge, il ne s'en offusque pas, au contraire, même s'il reconnaît volontiers un certain retard en matière d'équipements et de moyens de communication, si l'on compare aux unités plus modernes. « Elle a toujours fière allure, avec ses lignes et son esprit de formation inchangé depuis ses débuts ». La force de la Jeanne ? Sa promotion qui, chaque année, traverse plusieurs océans et sort, d'un moule commun, un groupe d'officiers prêts à occuper des postes de décision.

Océan Atlantique, Indien et mer Méditerranée

La prochaine campagne emmènera le porte-hélicoptères et la frégate Georges Leygues sur la côte Est des États-Unis, à Fort-de-France, au Brésil, en Afrique du Sud, à Mayotte et en Méditerranée pour finir ce périple, certainement pas au rabais en terme de milles parcourus.

Brestois de coeur

Hervé Bléjean se dit « Brestois de coeur ». Il est issu de la promotion 1984 de l'Ecole navale et a déjà commandé le bâtiment école Léopard (1993) et la frégate de surveillance Vendémiaire (2001).

08 / 12 / 2006
campane 2206-2007

21 / 11 / 2006
pouriez vous mindiquer si un bateau s appellant la jeanne etais a voile par a port a une vie de guy de maupassant et en quelle annee vous en remercie d avance jpierreperez@orangr.fr
Alabordache
08 / 11 / 2005
Sujet : La Jeanne d'Arc au secours de multicoques de la transat Jacques Vabre en détresse
La marine nationale a dépêché mardi matin différents moyens nautiques et aériens pour secourir les skippers de deux multicoques de 18 mètres (60 pieds) qui se sont retournés dans la nuit durant la transat Jacques Vabre, a annoncé la préfecture maritime de l'Atlantique qui coordonne les secours.
La marine anglaise secourait un troisième multicoque en détresse dans sa zone d'intervention, indiquait-on de même source.
L'urgence prévaut dans le cas de 'Foncia', puisqu'un des deux skippers a été blessé à la clavicule pendant le chavirage.
"Le navire-école 'Jeanne d'Arc' devait arriver vers midi (mardi, NDLR) au contact des deux multicoques 'Orange Project' et 'Foncia', retournés à environ 240 milles nautiques, c'est-à-dire environ 450 kilomètres, à l'ouest de Penmarch (Finistère)", a expliqué Jean-Marie Figue, capitaine de corvette en charge des relations publiques à la préfecture maritime.
Un navire de commerce s'est détourné dans la matinée vers les deux bateaux de course. Un avion de patrouille maritime britannique, en reconnaissance dans la zone, a largué à proximité de "Orange Project" une chaîne SAR (Search and Rescue) qui comprend différents éléments et objets de premiers secours en mer.
Par ailleurs, un hélicoptère Super Frelon de la marine nationale devait hélitreuiller les marins de 'Orange Project' et de 'Foncia'. L'opération devrait durer une partie de l'après-midi, car elle était rendue difficile par les conditions en mer, avec des creux de huit mètres et un vent soufflant à 80km/h, avec des rafales à 90km/h.
Les deux skippers de 'Sodebo', multicoque qui a perdu un flotteur dans la nuit de lundi à mardi avant de démâter à 150 milles nautiques (près de 280km) à l'ouest de Brest (Finistère), ont été pris à bord du chalutier du Guilvinec qui s'était porté à leur secours. Le même navire de pêche a pris en remorque le multicoque en début de journée mardi, selon le site internet de 'Sodebo'.
Le vent devrait forcir dans le golfe de Gascogne en seconde partie de journée, au passage d'une nouvelle dépression.
Lundi, un premier multicoque, 'Brossard', s'était brisé en deux dans la Manche.
La transat Jacques Vabre, qui relie le Havre (Seine-Maritime) à Salvador de Bahia (Brésil), est partie samedi après-midi pour les monocoques, dimanche pour les multicoques, réputés plus fragiles.
Alabordache
19 / 09 / 2005
Sujet : La Jeanne, reine des journées du patrimoine


C'était Le grand rendez-vous du week-end ! La Jeanne d'Arc ouvrait ses portes, durant quelques heures, à l'occasion des journées du patrimoine. Les Finistériens n'ont donc pas raté l'événement. Ils sont même venus très nombreux à l'arsenal (4 000 sur deux jours). À tel point qu'il fallait prendre son mal en patience avant de pouvoir enfin embarquer.

Pas une seule larme dans les yeux, mais beaucoup d'émotion quand même dans la voix. Quarante et un ans après son seul et unique tour du monde et des océans, Jean de Loperhet a remis les pieds, samedi après-midi, sur la Jeanne d'Arc. À petits pas comptés comme pour mieux savourer. En quelques minutes, c'est toute une partie de la jeunesse de cet infirmier qui lui est revenue en mémoire. Il aurait pu remonter à bord du porte-hélicoptères bien avant, mais il n'a jamais osé. Les journées du patrimoine lui ont donc offert ce très beau pèlerinage.

« C'est vrai que cela fait tout drôle d'être là, de pouvoir partager mes souvenirs avec mon épouse. Il y a plein de choses que je pensais avoir totalement oubliées et qui me reviennent en mémoire. Oui je l'avoue, j'ai une petite poussée d'adrénaline en revoyant ces lourdes portes que les plus grands doivent franchir tête baissée, ces longs couloirs étroits et toutes ces machines. J'avais 20 ans à l'époque. Je soignais déjà les autres. Je ne sais pas s'il existe d'autres navires qui procurent autant de joie. Oui, je suis heureux d'être ici. »

Charles, 71 ans, l'était tout autant. Cet ancien de « l'ancienne Jeanne » a navigué entre 1962 et 1964. Depuis, il répond présent dès qu'il y a une visite guidée à animer à bord, aux côtés de l'équipage. « On est plusieurs comme cela à s'être mobilisés à l'occasion de ces journées du patrimoine. Cela fait bien plaisir de voir que le navire attire toujours autant de monde, malgré son grand âge. Autant de jeunes que d'anciens d'ailleurs ! Il fait vraiment partie de notre patrimoine. C'est également très intéressant de répondre aux interrogations des visiteurs. »

« C'est un monde à part »

Dominique et Nelly ne manquaient justement pas de questions. Ce couple de Carhaisiens découvrait pour la première fois un bâtiment de combat. La mer ne les attire pourtant pas. Ils voulaient simplement comprendre ce que leur fils de 20 ans allait vivre dans quelques heures. « Il n'est pas sur la Jeanne, mais sur la frégate Dupleix, à Toulon. Il part ce lundi en Grèce et en Turquie. Il nous parle de plein de choses que l'on ne connaît pas. Alors nous sommes venus, afin d'essayer de savoir ce que va être son métier. »

Le matériel de détection, le central d'opération, les passerelles, toute la partie école et le hangar des hélicoptères n'ont plus aucun secret pour eux. « C'est vraiment un monde à part. Cela doit être très impressionnant en mer, surtout lorsqu'il y a des tempêtes. » Après cette visite, Dominique et Nelly seront un peu plus près de leur garçon, malgré la distance qui va les séparer de lui pendant quelque temps. « C'est sa vie ! Il a fait un choix. On ne peut que le respecter, même s'il va beaucoup nous manquer. »
Alabordache
01 / 09 / 2005
Sujet : Un nouveau commandant pour la Jeanne d'Arc


Le vice-amiral d'escadre Alain Dumontet, ALFAN monde, venu spécialement de Toulon, a reconnu mercredi, le capitaine de vaisseau Gilles Tillette de Mautort, nouveau commandant du Groupe école d'application des officiers de marine et de la Jeanne d'Arc. Le porte hélicoptères se prépare pour une campagne orientée vers l'Ouest, qui se déroulera du 7 décembre au 18 mai.

Issu de la promotion 1981 de l'école navale, après son école d'application, le capitaine de vaisseau Gilles Tillette de Mautort est affecté à bord de l'aviso Commandant de Pimodan. Breveté officier d'aéronautique à Salon de Provence en 1985, il est affecté à la flottille 31 F en 1987, et embarque successivement sur les frégates Dupleix, puis Montcalm. En 1994, il est nommé commandant en second de la flottille 31 F, formation dont il prend le commandement un an plus tard. Commandant en second de la frégate Cassard en 2001, il prend le commandement de la frégate Surcouf en 2002. Avec ce bâtiment, il participe au déploiement du groupe aéronaval en Océan Indien dans le cadre de la mission Héraclès. « Après une campagne 2004-2005 orientée vers l'Est, la nouvelle campagne se déroulera vers l'Ouest, explique le commandant. Nous irons vers l'Amérique du Sud et du Nord, l'Afrique, et un passage traditionnel en Méditerranée par Toulon afin d'entraîner les midships. » Durant son périple, la Jeanne fera des escales : à Punta Delgada, Saint-Domingue, Fort-de-France, Panama, Valparaiso, Ushuaia, Bueno Aires, Salvador-de-Bahia, Dakar, Alger, Lisbonne.

Missions humanitaires

« Durant ces deux dernières campagnes, la Jeanne d'Arc s'est retrouvée dans des opérations de soutient et d'aide humanitaire. À Haiti il y a deux ans, et en 2005 dans l'opération Béryl, opération d'assistance aux victimes du tsunami. C'est une conception un peu nouvelle de la mission du bateau, qui est associée aux opérations réelles, se félicite le vice-amiral d'escadre Alain Dumontet. Pour la campagne qui vient, on a travaillé sur ce thème, le bâtiment sera envoyé dans le Golfe de Guinée, dans le cadre d'une opération humanitaire. Ce sont des missions qui sont les nôtres, des missions de formation extraordinaires »,

Une Jeanne Européenne

Pour ce qui est de la future Jeanne, et du remplacement du porte hélicoptères, il y a beaucoup de projets.

Dans l'immédiat, la décision est assurée de poursuivre l'école d'application des officiers de marine. Cela pourrait se faire avec des embarquements sur d'autres bâtiments de la flotte, après retrait du service actif de la Jeanne d'Arc. « Son remplacement est en question, une réflexion démarre sur le sujet, lance l'amiral. D'une Jeanne d'Arc Franco-Allemande évoquée l'année dernière, le projet s'orienterait vers un navire Européen. »
Alabordache
20 / 03 / 2005
Sujet : La Jeanne d'Arc à Diego Suarez (Antsiranana - Madagascar)
Neuf cent vingt-sept marins de la Jeanne d'Arc, batiment de la Marine nationale française sont en escale du dimanche 20 mars 2005 au vendredi 25 mars 2005 à Diego-Suarez (Madagascar), ville située à 1 000 km au nord d'Antananarivo.

La Jeanne d'Arc est escortée par la frégate anti sous-marine George Leygues et le sous-marin nucléaire l'Emeraude.
Alabordache
14 / 03 / 2005
Sujet : La “Jeanne” quitte la Réunion
La Jeanne d’Arc et le Georges Leygues ont quitté la Réunion ce matin. Ravis de leur séjour et de l’accueil qui leur a été réservé, les équipages de ces deux bâtiments de la Marine nationale ont offert aux réunionnais un véritable ballet nautique. Le Nivôse et la Rieuse ont participé à cette parade militaire orchestrée ce matin au large de St Denis. Le porte-hélicoptères Jeanne d’arc et la frégate Georges Leygues ont ensuite mis le cap sur Mayotte où ils feront une courte escale de 24 heures. La passage de la Jeanne d’Arc restera dans les mémoires, en 5 jours, le porte-hélicoptères a accueilli 12 000 visiteurs.
Alabordache
09 / 03 / 2005
Sujet : La “Jeanne” débarque
La “Jeanne” débarque

La “Jeanne d’Arc” n’est pas un bateau comme les autres. Au branle-bas du matin, c’est la mer qui prend l’homme, et Renaud qui fait le réveil. Un gage donné aux jeunes officiers élèves qui terminent leur cycle de formation de l’école navale par une navigation au long cours. Et puis vient le clairon “la marche” qui annonce le petit déjeuner de l’équipage. la tradition n’est pas oubliée. La “Jeanne d’Arc” navigue entre son rôle de bateau école et sa mission de porte hélicoptères opérationnel. Des tâches qui rythment sa vie et qui compliquent un peu plus celles de ceux dont le simple rôle est de faire avancer le navire et de faire vivre au mieux ceux qui l’habitent. Et en plus, la “Jeanne d’Arc” est un emblème de la France, un mythe célébré dans le monde entier. Et comme un mythe ça s’entretient, on ne chôme pas sur la “Jeanne”.

Sur la passerelle, officiers et officiers mariniers scrutent l’horizon et les instruments. La Jeanne tient son cap et les témoins de ses centres vitaux sont au vert. Le petit jour est porteur de bonnes nouvelles. La météo est satisfaisante, ciel clément et mer formée mais peu agitée. La Réunion est en ligne de mire. Dans les postes, sur les bannettes de leurs travées, tous ceux qui ne sont pas de quart somnolent encore. Les hauts parleurs résonnent. Une nouvelle tranche de vie commence.

Un hippodrome Bernard-Giraudeau

Dans les coursives, les échappées, sur tous les ponts, chacun se croise ou se suit, pour se diriger à partir de 7 h 30 vers les différents carrés ou le petit déjeuner attend. C’est l’heure aussi ou le ballet des balais commence, le temps du poste de propreté. Et chacun s’en va vers ses fonctions. En marge les quarts s’organisent. Il y en a sept sur la Jeanne (8h-12 h ; 12h-14 h ; 14h-18 h ; 18h-20 h ; 20h-24 h ; 0h-4 h ; 4h-8h). Les élèves sont en cours. Plusieurs salles leur sont réservées selon les spécialités. Dehors, les exercices se succèdent. Plage avant pour le tir. A l’arrière, sur la plate-forme aviation, pour les exercices sécurité hélicos. Les chiens jaunes se désarticulent, les pilotes tendent le pouce. Sur tribord, le Georges-Leygues et la Rieuse jouent les anges gardiens, routes parallèles, allures identiques. Midi. Les postes de quart voient arriver la relève. Les autres bureaux se vident tandis que les carrés “détente” se remplissent au gré des grades. C’est l’heure du déjeuner. Chez les officiers mariniers, depuis la visite de leur “ancien” le comédien Bernard Giraudeau dont la photo trône face au bar, on joue au jeu des courses de chevaux sur l’hippodrome “Bernard-Giraudeau”, une sorte de “petits chevaux” sur une grande plaque de bois made in Jeanne d’Arc. L’après-midi est sur le même tempo que la matinée, celui des métiers et des études, avec un pic à 16 heures pour le changement de quart. C’est l’heure où les cuistos et les motels sont aux repos. Du côté de la boulangerie pâtisserie, on voudrait bien en dire autant. Mais la nuit, c’est la boulangerie qui s’active et le jour, les pâtissiers prennent le relais. Et les manœuvres navales se poursuivent avec le Georges-Leygues. Les bâtiments simulent une manœuvre de Préram (présentation de ravitaillement à la mer) que dirige un élève. Chacun d’entre eux devant en faire au moins quatre au cours de sa formation, c’est près de 600 manœuvres de ce type qui sont réalisées pendant la campagne. Alors que les hommes du bord retournent vers les carrés pour le premier service du dîner, à 18 h 30 un grand briefing que préside le commandant de Briançon rassemble tous les élèves dans la grande salle de conférence. Plusieurs d’entre eux prennent la parole pour faire l’état de la journée passée et donner le programme de celle à venir, ou pour exposer des sujets de droits ou des thèmes de société. C’est le dernier rendez-vous important du jour. Le reste de la soirée, excepté pour les hommes qui vont se relayer au quart ou les boulangers, appartient au domaine du loisir et du repos. Troisième et dernier service à 20 heures, un film, un jeu de cartes, des discussions, de la gym, de la musique... et retour aux bannettes plutôt confortables. Le roulis se charge alors des corps éreintés. La Jeanne d’Arc a vraiment tout prévu.

“Je veux être beau...” Il y a foule chez le coiffeur. Le matelot Samuel Balazi, un malbar de Sainte-Marie à la tondeuse redoutable a prévenu ses clients : le salon est complet jusqu’à la Réunion. La coiffure, ce n’est pas sa spécialité d’origine. “Dans le civil, j’étais électricien. Et je le redeviendrai lorsque j’aurai quitté la marine. Mais ce jour n’est pas pour demain”. C’est sa deuxième année sur la Jeanne et tout va bien. La Réunion lui manque un peu et l’escale va lui permettre de retrouver ses parents qui habitent Terrain-Elisa dans les hauts près de la Ressource. Son frère est tenté par l’armée de terre. “Un Malbar sur la mer, c’est rare”, affirme Samuel au moment où arrive son copain Max Brouan, quartier maître de deuxième classe, originaire de la Ravine-à-Malheur. Lui, en est à sa troisième campagne. Et son grand sourire traduit bien sa joie d’arriver à la Réunion. “La Jeanne me ramène presque à la porte de chez moi à La Possession. C’est trop génial. Ma famille n’aura pas des kilomètres à faire pour m’accueillir”. Max s’installe sur la chaise “Je veux être beau... c’est important l’arrivée au pays”.

La “Jeanne” et les quatorze Réunionnais Auprès de la Jeanne, les Réunionnais sont quatorze, soit deux fois plus que les sept nains autour de Blanche Neige. Mais comme pour les Trois Mousquetaires qui étaient quatre, ils ne font pas le bon nombre sur la photo où ils ne sont que treize. Le manquant le Maître Baptiste, mécanicien, était retenu en salle des machines. Ses copains l’ont regretté mais ils ont gardé le sourire car ils ne sont pas superstitieux. Ainsi, sur le pont bâbord avant de la Jeanne d’Arc ont retrouve de gauche à droite, en haut : QM Mebareck, Mot Mardemoutou, QM Roynard, Mot Gobarden, Mot Morel, Lt Mussard, Mot Balazi, Cpl Virginus. En bas : QM Brouhan, SM Magdeleine, Mot Smith, QM Gazemont, SM Rakotondravola.

“La campagne est faite pour moi” Le second maître Benjamin Rakotondravola, 29 ans, secrétaire au bureau des ressources humaines est peut-être le plus gâté de tous les marins par les escales à venir. Après la Réunion, la Jeanne doit s’arrêter à Mayotte, face à Dzaoudzi, puis à Madagascar, au port d’Antisiranana, ex-Diego Suarez. Or, le SM, est né à Madagascar, il a passé sa prime enfance à Mayotte et son adolescence et sa jeunesse à Saint-Pierre de la Réunion. “C’est vraiment merveilleux, cette campagne, elle est faite pour moi”, clame Benjamin, engagé en 98, dont la famille est toujours à Bois-d’Olive. Sur la Jeanne depuis trois ans, il n’est en rien lassé de son existence. “C’est un choix de vie, la possibilité de découvrir d’autres horizons et de se rendre utile. Lors de l’Opération Beryx, je ne suis pas descendu à terre. Mais j’ai géré le déplacement des autres. Je me suis totalement senti concerné”.

“La « Jeanne », c’est une grande famille” “Tout en respectant les règles de vie, il y a à bord un bon esprit, des relations humaines très chaleureuses, d’excellentes relations entre tous, quel que soit le grade. La « Jeanne d’Arc », c’est d’abord une grande famille”. Et Jimmy Magdeleine est un fleuron de cette bonne humeur du bord. “Il a toujours de sourire”, dit son ami le Maître Wilfrid Baptiste, dans la marine depuis 16 ans et qui n’en est pas à sa première campagne. Jimmy est de Saint-Paul comme Wilfrid. Mais si son aîné, marié et père de deux enfants qui l’attendent à Brest souhaite changé d’affectation après sa troisième saison sur la Jeanne et trouver un poste dans un bâtiment océanographique, le jeune Jimmy loin d’être rassasié attend la suite de la deuxième et la troisième avec gourmandise. Mais il va d’abord goûter au bonheur de voir la Jeanne le ramener aux siens.

“Le meilleur boulot qu’on puisse trouver” Dans le bureau des langues, deux jeunes femmes préparent leurs cours. Les Enseigne de Vaisseau Audrey Heiser et Julia Bonnet, la Lorraine et l’Avignonnaise, sont prof d’anglais. Audrey vit sa seconde campagne. Elle en fera encore une puis demandera une mutation à Saint-Mandrier pour vivre une vie de famille avec son fiancé. Julia en est à sa première grande mission. Elle pense rester 4 ans sur la Jeanne. Toutes deux enseignent aux officiers élèves mais aussi à ceux du bord lors de cours du soir. Elles ont débarqué deux fois en Indonésie après le Tsunami. La première au début, pour faire les interprètes entre la Légion qui recherchait un lieu pour installer son camps et les autorités locales. La seconde pour faire du nettoyage dans une école. D’une même voix elles affirment : “C’est beau la « Jeanne », mais c’est dur. C’est plein de moments forts mais plein d’exigences. Mais la « Jeanne » rend des sensations de liberté qui sont à la hauteur. C’est le meilleur boulot qu’on puisse trouver”.

“La « Jeanne » vaut tous les sacrifices” L’Enseigne de Vaisseau Bruno Mussard, 25 ans, du Tampon, est un des 108 officiers élèves qui terminent leur formation sur la Jeanne d’Arc. Mais pour être là, le seul Réunionnais de la promotion a fait d’énormes concessions de vie. Il est marié, père d’un bébé qu’il a quitté à Brest alors qu’il avait 2 mois et demi. Depuis, sa femme est venue à la Réunion et ce matin Bruno va retrouver son petit Gabriel. Il a maintenant 6 mois. “C’est le mauvais volet du dossier. Mais j’étais déjà marié avant de m’engager dans mes étude dans la marine. C’est une décision commune avec ma femme. Pour l’avenir, j’ai postulé pour une affectation à la Réunion. J’aimerais bien être n°3 sur la « Rieuse » ou la « Boudeuse ». C’est une mission passionnante de lutter contre l’immigration clandestine ou les pirates de légine. Et au plan familial, ce serait un plus extraordinaire. J’aurais au moins l’occasion de voir grandir mon fils. Mais aujourd’hui, je ne regrette rien. La « Jeanne d’Arc » vaut tous les sacrifices”.

“10 000 enfants va cinés” La Jeanne d’Arc, c’est aussi un navire doté de capacité hospitalière. Son hôpital qui occupe 120 m2 sur le pont hangar est très accessible aux moyens aériens. Bloc opératoire, radio, réanimation, salle de soins, labo d’analyses, 12 lits, le centre hospitalier est servi par un médecin chef, Francis Robin, assisté de deux médecins réservistes, mais aussi d’un généraliste, d’un chirurgien, d’un dentiste, de six infirmiers dont un anesthésiste et un laborantin. La Jeanne est donc un bâtiment très bien adapté aux missions humanitaires et il l’a démontré en Indonésie, où 10 000 enfants ont été vaccinés contre la rougeole, et où ses médecins ont dressé un très utile bilan épidémiologique chez les enfants après des visites dans les villages de la région dévastée. La boutique ne ferme jamais Le jour, c’est le second maître Dominique Croissant, le breton de Quimper, qui œuvre en pâtisserie, et la nuit, c’est Yohann Lehebel, le Nantais qui prend le relais pour fabriquer les 230 baguettes et les viennoiseries du petit déjeuner, les 100 pains moulés du déjeuner et du dîner. La boutique ne ferme jamais. A peine une équipe a-t-elle terminé son ménage que l’autre s’installe. La passation de pouvoir se fait vers 7 heures et 19 heures. Dominique Croissant connaît déjà très bien la Réunion. Il y a été basé 3 ans alors qu’il était en poste sur l’Albatros. C’était juste avant son affectation sur la Jeanne d’Arc. Il y a toujours des amis. Yohann Lehebel, lui est en terre inconnue. Quand il en aura fini avec ses potes, Dominique Croissant pourra toujours passer le relais à son ami le boulanger. Comme sur la Jeanne.
Alabordache
08 / 03 / 2005
Sujet : La Jeanne d Arc et le Georges Leygues arrivent demain à la Réunion
L Opération “Béryx” est terminée. Les deux navires écoles de la marine nationale qui ont accompli en Indonésie un travail de secours exemplaire après le passage du tsunami vont faire escale à la Réunion du 9 au 14 mars. Pour Mélody, l’une des 108 officiers élèves de la Jeanne, c’est l’occasion de retrouver le pays où elle a vécu deux ans et de retrouver de la famille et des amis. Avant de poser le pied sur la terre ferme, elle livre ses émotions.

Le couple le plus célèbre des mers du monde, la Jeanne d’Arc et sa “conserve” la frégate anti sous-marine Georges-Leygues, successeur du Germial et du Duguay-Trouin naviguent paisiblement en mer Rouge en direction de Djibouti, lorsque la nouvelle de la catastrophe générée par le Tsunami en Asie tombe sur leur radios. Le lendemain, le 27, l’ordre est encore imprécis mais laisse présager de grandes modifications dans le programme pédagogique établi pour les élèves. “Rejoignez Djibouti au plus vite”. Les deux bâtiments école arrivent donc au port de la corne de l’Afrique le 30, soit 24 h plus tôt que prévu. Les légionnaires de la 13e DBLE sont déjà en alerte. Deux hélicos Puma sont prêts à être embarqués. Le 4 janvier, soit 96 heures seulement après leur arrivée, les deux navires reprennent la mer les cales pleines d’un ravitaillement extrêmement complet. Ils entament l’opération Beryx (du nom d’un poisson) qui va les conduire au secours des populations meurtries de la région de Meulaboh en Indonésie. Une mission exceptionnelle qui va les laisser 38 jours de mer. Un record pour la Jeanne d’Arc et le Georges-Leygues.

“Partout autour : la désolation”

“Une tranche de vie inoubliable pour les élèves et les marins”, poursuit Mélody Prignac, 23 ans, qui a vécu à la Réunion, à Saint Denis, la Plaine-des-Cafres et à Saint-Paul en 1988 puis en 1999, au gré des activités de ses parents et qui n’a jamais oublié l’île où elle a été heureuse. Elle se sent du reste toujours un peu Réunionnaise. “Quand on a su qu’on allait en Indonésie, on a été très enthousiastes, raconte Mélody. On va y aller, on va être utile à quelque chose... mais on ne se doutait pas sur quoi on allait tomber. Avant d’arriver sur place on n’a jamais vu d’images de ce qui nous attendait. En revanche, on nous avait briffer pour nous expliquer la situation et le travail que nous aurions à fournir. Et puis, les officiers patrons de la formation voulaient nous préparer au pire”. “Je n’ai pas été la première à quitter la Jeanne pour aller à terre. La liste d’attente était longue, explique Mélody. Mon tour est venu le 25 janvier. Un choc ! La chaloupe a posé mon groupe d’une dizaine de personnes le long d’un ponton miraculeusement rescapé. Partout autour, c’était la désolation. Une bande de terre de deux à trois kilomètres était totalement rasée. Mais, un mètre plus loin, c’était comme si de rien n’était. Tout était intact. La vie côtoyait la mort”. Mélody va participer à deux tâches : d’abord le déblaiement d’une école. “Les classes étaient envahies par la boue. On ne pouvait dégager la terre qu’à la pelle. Il y avait beaucoup d’enfants autour de nous. Ils nous demandaient de l’eau”. Puis, Mélody suit la légion vers le nouveau camp de l’UNHCR. “L’organisation humanitaire avait apporté une grande tente, mais il n’y avait personne pour la monter. On s’y est collé avec les légionnaires qui étaient venus avec nous sur la « Jeanne »”. Melody rentre le soir même à bord de la Jeanne d’Arc. Le porte hélicoptère comme le Georges-Leygues ne sont pas au mouillage. Dans la journée ils croisent devant Meulaboh. Mais le soir, les bâtiments rejoignent le large. “Quand j’ai lancé un dernier regard vers la côte, j’ai pensé qu’une journée ce n’était pas grand chose, confie Mélody. Et puis, je me suis dit que c’était ma pierre à l’édifice. Et je me suis sentie triste, mais très fière.” Demain Mélody sera à la Réunion. Cette fois elle va débarquer pour vivre une belle page de bonheur en retrouvant des gens qu’elle aime. Mais elle n’oubliera jamais le qu’elle a vu et vécu en Indonésie avec la Jeanne d’Arc. “J’ai été profondément marqué, comme tous les élèves et les marins de la « Jeanne » et du « Georges-Leygues ». J’ai beaucoup appris, sur mon travail, sur ce que j’étais capable de faire et sur moi-même. Et puis il y a des regards qui restent gravés en moi”.

Défilé nautique La Jeanne d’arc et le Georges-Leygues, accompagnés de la Rieuse, arrivent demain à 9 heures à la Réunion. La Jeanne d’Arc va être amarrée au port Est, à la Rivière des Galets, alors que sa “conserve” le Georges-Leygues rejoindra le port Ouest aux côtés de la Rieuse et des autres navires de la marine nationale présents à leur port d’attache de la Réunion. Les deux bateaux école vont approcher l’île par le nord. Ils seront à 6 nautiques au large de Saint-Denis au lever du jour. Entre le Barachois et le port de commerce, le spectacle sera donc magnifique.
Alabordache
18 / 02 / 2005
Sujet : La Jeanne d'Arc et le Georges Leygues en escale à Singapour


La Jeanne d'Arc et le Georges Leygues sont en escale à Singapour du 18 au 25 février 2005.

Cette escale fait suite au déploiement dans l'opération Beryx du GEAOM (Groupe Ecole d'Apllication des Officiers de Marine). Cette opération avait pour objet l'aide aux victimes du Tsunami.

Cette escale est aussi l'escale des familles. En effet, programmée pendant les vacances scolaires brestoises, elle permet au familles des marins de se retrouver à mi campagne.

Le GEAOM rejoindra ensuite La Réunion.
Marine nationale
10 / 02 / 2005
Sujet : La Jeanne d`Arc achève sa mission d`aide aux victimes du tsunami


La Jeanne d`Arc achève sa mission d`aide aux victimes du tsunami.

Le porte-hélicoptères français Jeanne d`Arc a quitté jeudi le large de l`île indonésienne de Sumatra, au terme de quatre semaines d`aide aux victimes du tsunami, a appris l`AFP auprès du commandement de la marine française.

La "Jeanne", véritable base opérationnelle pour les secours français avec six hélicoptères à bord, croisait depuis le 14 janvier au large de la ville indonésienne de Meulaboh, ravagée par le tsunami.

Le porte-hélicoptères, qui a pris la mer avec la frégate Georges Leygues, va poursuivre sa campagne de formation des élèves officiers de la marine nationale.

La marine française reste présente au large de l`Indonésie avec la "Marne", bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR).

"Nous avons le sentiment d`avoir été extrêmement utiles, en aidant plus de 35 ONG françaises et étrangères, aussi bien dans le transport de fret humanitaire que dans le soutien médical vis-à-vis de la population", a déclaré à l`AFP le capitaine de frégate Anne Cullerre, porte-parole de l`opération "Béryx" d`aide aux victimes des raz-de-marée.
Xinhuanet
27 / 01 / 2005
Sujet : Le Porte Hélicoptère Jeanne d'Arc
Le porte-hélicoptères français Jeanne d'Arc, au large de l'Indonésie depuis la mi-janvier pour participer à l'acheminement de l'aide humanitaire française, devrait quitter la zone mi-février et être remplacée par la Marne, a indiqué jeudi le ministère de la Défense.

La "Jeanne", qui est le navire-école de la Marine et a été déroutée pour participer aux secours français au large des villes de Meulaboh et Banda-Aceh, doit poursuivre sa campagne ponctuée d'escales dans le monde.

"On prépare la relève de la Jeanne d'Arc par la Marne" et cette relève pourrait avoir lieu "mi-février", a indiqué le porte-parole du ministère français de la Défense, Jean-François Bureau, jeudi lors du point-presse hebdomadaire.

Le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) La Marne est le bâtiment de commandement de l'amiral commandant la zone de l'Océan indien (Alindien), l'amiral Xavier Rolin, qui dirige depuis la Jeanne d'Arc l'opération humanitaire française Beryx.

La Marne, qui a 200 membres d'équipage, a aussi une mission de soutien logistique et peut recevoir des hélicoptères.

La France compte 1.300 militaires affectés aux missions de secours en Asie du sud-est après le raz-de-marée du 26 décembre.
La croix
18 / 01 / 2005
Sujet : Le Porte Hélicoptère Jeanne d'Arc
L'armée française a entamé à Meulaboh (Indonésie) une campagne de vaccination contre la rougeole, fléau qui menace les enfants de cette région de l'île de Sumatra dévastée par le raz-de-marée du 26 décembre.

"La situation est explosive car les gens sont très peu vaccinés dans cette région d'Indonésie, et la promiscuité dans les camps favorise les épidémies. Après ce type de catastrophe, la rougeole est le premier tueur d'enfants", explique Shannon Strother, responsable de l'Unicef à Meulaboh.

L'Unicef avait bien des stocks de vaccins entreposés à Banda Aceh, 200 km au nord, mais ne pouvait les acheminer à Meulaboh faute de pouvoir respecter la chaîne du froid.

"Cette chaîne du froid est l'élément capital, et les armées disposent d'une logistique que nous n'avons pas", ajoute Shannon Strother en prévenant qu'"il faut agir vite car il y a déjà eu à Meulaboh huit cas de rougeole depuis le tsunami".

Quelque 15.000 vaccins ont été héliportés dimanche sur la "Jeanne d'Arc", l'un des deux bâtiments que la France a dépêchés au large de l'Indonésie.

Entreposés dans les installations frigorifiques du navire, ils ont été transportés lundi à Meulaboh. Environ 25.000 autres lots vont suivre.

Une dizaine d'officiers-élèves de la "Jeanne d'Arc", des lieutenants du Service de santé des armées, ont aussi été acheminés en ville, en compagnie de quelques légionnaires pour une première journée de rodage dans une école.

A terme, leur programme est de "vacciner 50.000 enfants de six mois à 15 ans contre la rougeole à Meulaboh et dans les villages isolés au nord", explique le responsable de l'opération, le médecin-chef Alain Todesco, un épidémiologiste embarqué à Djibouti à bord de la "Jeanne d'Arc".

Les hélicoptères de l'Aviation légère de l'Armée de Terre (Alat) et les légionnaires approvisionnent quotidiennement ces villages en rations alimentaires et en vivres, toujours à partir de la "Jeanne d'Arc", véritable base de l'armée française au large de l'Indonésie.

Quelques tables sommairement installées sous un préau, des panneaux rédigés à la main précisant que les vaccins sont gratuits, un mégaphone pour informer dans la rue les gens qui passent, et c'est à peu près tout pour que la campagne débute.

Un élève officier prend le nom de l'enfant qui se présente, un autre le vaccine, un troisième lui fait avaler une dose de vitamine A, et un quatrième lui peint l'ongle du pouce d'un vernis rouge de façon à éviter de vacciner deux fois le même enfant.

Les plus petits pleurent, effrayés par la seringue qu'ils n'ont jamais vue, les grands s'amusent mais ont l'air un peu inquiet au moment de la piqûre, et quelques interprètes expliquent aux parents le but de la campagne.

"C'est la première fois que nous vaccinons ainsi, nous sommes très contents d'être sur le terrain après des années d'étude, et je suis fier que l'armée participe à ce type d'opération humanitaire", explique l'un des jeunes officiers, Gabriel Gellie, du Service de santé des armées.

"Vous piquez en pinçant dans le bras, c'est plus pratique", leur avait auparavant expliqué le médecin-chef Alain Todesco.
Le télégramme
17 / 01 / 2005
Sujet : Le Porte Hélicoptère Jeanne d'Arc
Les médecins embarqués sur la « Jeanne » ont démarré hier une campagne de vaccination contre la rougeole à Meulaboh. Arnaud Castelnérac, médecin lieutenant de 26 ans, originaire de Larmor-Plage (56), raconte sa première journée de mission sur le terrain. « C'est notre job, on le fait », souligne le jeune Breton.
Quelles ont été vos impressions en arrivant sur Meulaboh ?
De l'hélicoptère, on voit une bande de 5-6 kilomètres sur la côte qui est complètement rasée. Il reste quelques mosquées, et quelques maisons en dur. Tout le reste est parti ! Les maisons en bois n'ont pas tenu le choc... Au-delà de cette zone, tout est à peu près, dit-on, comme avant. Sur le terrain, nous avons pu discuter avec les gens. Chaque personne a perdu quelqu'un dans sa famille. Dans une école, nous avons rencontré un prof qui a perdu sa femme, ses enfants. Il reste tout seul...
Ce qui m'a marqué, ce sont des images : on voit des gens qui cherchent, sans doute là où était leur maison, il essayent de retrouver quelque chose, des objets... On les sent un peu perdus. Pourtant, nous avons rencontré des gens qui avaient quand même le sourire...
Qu'ont fait concrètement les médecins de la « Jeanne » ?
Nous sommes treize à bord. Deux ou trois médecins sont détachés sur l'hôpital de Meulaboh, l'hôpital de campagne de l'Escrim (Eléments de sécurité civile rapide d'intervention médicale) qui est déjà monté, dans la ville même. Pour ma part, je suis parti en voiture avec trois autres médecins dans un camp de réfugiés, près de Meulaboh. Ce camp est strictement organisé par les Indonésiens qui nous ont proposé de vacciner les enfants du camp.
Combien d'enfants avez-vous vacciné ?
5 à 600, âgés de six mois à 14 ans, à titre préventif, contre la rougeole. Les médecins de Meulaboh ont détecté des cas de tétanos, de palu et même un cas de lèpre.
La vaccination, c'était l'urgence ?
Oui. C'est pour prévenir les types de maladies qui sont susceptibles d'apparaître dans ce genre de situation. Quant aux épidémies, elles n'apparaissent, tout de même, pas comme ça... Le problème, c'est que cette zone est fermée au tourisme et aux Occidentaux depuis des années, et que l'on n'a pas de données du niveau sanitaire ou de vaccination dans la région.
Comment se sont passés les contacts avec les autorités indonésiennes ?
Il y a pas mal de monde sur la zone. Des Singapouriens, des Américains, des Thaïlandais, des Allemands. Il y a l'Onu. Beaucoup d'ONG : cela va de la petite association humanitaire de deux personnes à MSF.
Il faut coordonner tout cela. Je comprends que les autorités indonésiennes essaient de donner des cadres pour ne pas laisser faire n'importe quoi par n'importe qui.
C'est sûr, nous avons croisé des militaires indonésiens en armes, mais ils n'ont montré aucun signe d'hostilité ou d'animosité.
L'express.fr - afp
15 / 01 / 2005
Sujet : Le Porte Hélicoptère Jeanne d'Arc
Les hélicoptères de la "Jeanne d'Arc" ont évacué vendredi des secouristes français bloqués depuis 14 jours à Banda Aceh, au nord de Sumatra, et qui tentaient de rejoindre Meulaboh, première action concrète de l'aide militaire française après le raz-de-marée du 26 décembre en Asie du sud-est.

Deux Puma et une Alouette ont effectué plusieurs rotations dès l'aube pour transporter à bord du porte-hélicoptères français ces vingt secouristes et leur 1,5 tonne de fret.

La vision à l'arrivée sur les côtes de cette région nord de Sumatra dépasse l'entendement, après vingt minutes de survol de l'océan Indien. Coincée entre les collines de jungle et l'océan, ce qui fut une partie de l'agglomération et des champs n'existe tout simplement plus.

A l'exception d'une mosquée et de quelques palmiers, tout ce qui dépassait le niveau du sol a été détruit, comme si une main géante avait tout aplati: maisons, voitures, routes, arbres, murs, jusqu'aux bandes de terres surélevées qui séparent les champs.

Du ciel, on ne voit que les fondations des maisons, des murs tombés à terre, des arbres également couchés, tous dans le même sens, et des tonnes de débris: linge, meubles, restes de vie quotidienne broyés par le courant marin. Le tout noyé dans la seule couleur de la boue.

Quelques kilomètres plus loin, l'aéroport militaire de Banda Aceh, épargné, n'est que bruits de rotors d'appareils américains, asiatiques, russes, européens: des dizaines d'hélicoptères décollent, se posent, embarquent des passagers et débarquent du fret, dans un inextricable mélange de langues.

C'est de là, et avec l'aide d'hélicoptères américains, que la sécurité civile française a installé à 200 km au sud son hôpital de campagne à Meulaboh, qui effectue une centaine de consultations par jour, notamment pour "des plaies surinfectées et de la gangrène".

Il restait une vingtaine de personnes de ce groupe à évacuer, dont Jacques Simonati, médecin commandant les sapeurs-pompiers professionnels de Villeneuve-les-Avignon. Ce dernier "pense qu'il y a encore des points où aucun secouriste n'est allé. Il y a aussi des camps de réfugiés à l'intérieur des terres qui ont besoin de structures médicales", dit-il.

Le commandant de l'opération française "Beryx" d'aide militaire à l'Asie du sud-est, le vice-amiral Xavier Rolin, a confirmé quelques heures plus tard sur la "Jeanne d'Arc" qu"'il y a des poches de population totalement isolées" et que "cette zone côtière est isolée pour encore de longs mois".

La France participera depuis la région de Banda Aceh à l'acheminement héliporté d'aide humanitaire, grâce à neuf hélicoptères qui seront stationnés dans le nord de Sumatra. Elle soutiendra la sécurité civile à Meulaboh et apportera de l'aide médicale dans cette région grâce à ses deux bâtiments positionnés au large, la "Jeanne d'Arc" et la frégate "Georges Leygues".

La France assurera également le soutien technique de trois hélicoptères Cougar suisses et "la Belgique nous a proposé le renfort d'une vingtaine de personnes dans le détachement de l'aviation légère de l'armée de terre" qui s'occupe des Puma français, a précisé l'amiral Rolin.
Libération
14 / 01 / 2005
Sujet : Plus d'un mois de mission avant une relève par un autre bâtiment
La Jeanne-d'Arc arrive ce matin à 7 heures (heure locale) au large des côtes de Sumatra. Accompagné de la frégate Georges-Leygues, le porte-hélicoptères de la Marine nationale apporte de l'aide humanitaire à la province d'Aceh, la région la plus touchée par le tsunami.

Zone de guerre. L'arrivée de la Jeanne-d'Arc intervient au surlendemain des déclarations du vice-président indonésien appelant à un départ rapide des militaires étrangers, notamment américains. «Le plus tôt sera le mieux», avertissait mercredi Yusuf Kalla (Libération d'hier). La province d'Aceh est une zone de guerre entre les autorités de Djakarta et un mouvement indépendantiste et islamiste, le GAM.

Du côté des autorités militaires françaises, on indique comprendre «la volonté des Indonésiens de reprendre en main la coordination des opérations». «Après tout, ils sont chez eux», note un officier. L'amiral Xavier Raulin, responsable de l'opération Beryx (1), était hier dans la capitale indonésienne pour discuter avec les autorités des conditions du déploiement des moyens militaires français. Selon nos informations, la Jeanne-d'Arc devrait rester un mois au large des côtes de Sumatra. Elle sera ensuite relevée par un autre bâtiment de la Marine. Au total, l'opération Beryx pourrait durer jusqu'à fin mars.

«L'urgence, c'est le transfert du fret, explique le capitaine de frégate Anne Cullerre, déjà sur place. Les aéroports de Medan et de Banda Aceh sont engorgés et nos hélicoptères vont pouvoir transporter la nourriture et les médicaments vers les villages les plus isolés.» Une vingtaine de sites à secourir ont été répertoriés. La Jeanne-d'Arc apporte 4,5 tonnes de fret, mais surtout six hélicoptères qui permettront de les convoyer. Ils vont rejoindre les cinq Puma arrivés en milieu de semaine à bord d'avions gros porteurs.

Installations médicales. Un hôpital de campagne de la Sécurité civile a été installé dans la région et la Jeanne-d'Arc possède ses propres installations médicales, avec dix-sept médecins à bord. «Nous ne sommes plus dans le secours d'urgence aux blessés, indique Anne Cullerre. Mais on nous signale des cas de rougeole, qui vont sans doute nécessiter de vacciner la population.» La Jeanne-d'Arc arrive dix-neuf jours après le tsunami. Cela peut paraître long. «En fait, nous avons eu de la chance, car le 26 décembre, la Jeanne était déjà en mer Rouge», indique-t-on à l'état-major de la Marine. Le navire-école effectuait son périple annuel pour la formation des officiers. C'est un vieux bateau de 40 ans dont la vitesse de croisière ne dépasse pas les quatorze noeuds.
24 heures.ch
14 / 01 / 2005
Sujet : La Jeanne d'Arc est arrivée en Indonésie. Départ prévu fin février...
La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a confirmé vendredi que le porte-hélicoptères de la Marine française »Jeanne-d'Arc» et sa frégate «Georges-Leygues» sont arrivés au large de l'Indonésie où les militaires français seront opérationnels dans la soirée.
»La 'Jeanne' est arrivée à 1h00 ce matin (heure de Paris) devant Banda Aceh (Indonésie)», a précisé Michèle Alliot-Marie sur Europe-1. «Elle sera ce soir devant Meulaboh vers 20h, c'est le secteur qui nous a été attribué» à la pointe nord-ouest de l'île de Sumatra, la plus touchée.
Les forces françaises seront donc opérationnelles ce vendredi, près de trois semaines après le raz-de-marée qui a ravagé les côtes des pays riverains de l'océan Indien et qui a fait 106.500 morts pour la seule Indonésie.
Les deux bâtiments, qui emportent deux hélicoptères gros porteurs et quatre hélicoptères plus légers, apporteront «d'abord de l'assistance médicale» grâce à «une dizaine d'équipes médicales mobiles», a précisé la ministre. La «Jeanne-d'Arc» dispose notamment d'installations hospitalières et d'une salle opératoire qui sera mise à disposition.
»Nous allons également donner sur place des capacités de production d'eau potable, du fret humanitaire et également une aide à la reconstruction ou au déblaiement», a ajouté la ministre.
Les deux bâtiments repartiront «vraisemblablement fin février», a précisé Michèle Alliot-Marie. «S'il y avait une demande des autorités indonésiennes, nous pourrions la faire relever par un autre bâtiment», a précisé la ministre.
Au total, la France a dépéché dans la région touchée par le tsunami 1.300 soldats, 13 hélicoptères et un avion cargo, a détaillé la ministre, qui a rejeté les accusations sur le long délai nécessaire à l'arrivée de l'aide militaire française. «Nous avons été parmi les premiers à réagir», a-t-elle assuré, rappelant que les premiers secouristes étaient partis de France dès le lendemain du séisme.
Le porte-hélicoptères et la frégate de la Marine nationale étaient stationnés à quelque 6.000km de là, dans le canal de Suez, a souligné la ministre, alors que les Etats-Unis, qui ont dépéché leur aide plus rapidement, étaient stationnées «sur place», notamment sur l'île de Guam dans le Pacifique.
Afp - france 3
13 / 01 / 2005
Sujet : Le Porte Hélicoptère Jeanne d'Arc
Le porte-hélicoptères français "Jeanne d'Arc" doit arriver vendredi vers 01H00 GMT au large de Banda Aceh (nord de Sumatra, Indonésie) avant de rejoindre samedi la zone de Meulaboh, 200 km plus au sud, a indiqué jeudi le commandant de la "Jeanne d'Arc", le capitaine de vaisseau Marc de Briançon. Son bâtiment accompagnateur "Georges Leygues" était jeudi en train de rejoindre directement Meulaboh, de façon à prendre contact au plus vite avec l'équipe de la Sécurité civile française présente sur place. La "Jeanne d'Arc", qui se positionnera pour quelques heures entre 10 et 20 milles nautiques au large de Banda Aceh, doit récupérer vendredi une vingtaine de personnes de la Sécurité civile française, l'état-major de l'opération française "Beryx" d'aide à l'Indonésie ainsi qu'environ 1,5 tonne de fret, avant de faire route vers Meulaboh qu'elle atteindra samedi. A Banda Aceh, "nous allons organiser avec les autorités locales indonésiennes la façon d'apporter le soutien humanitaire", a précisé à l'AFP le commandant de Briançon. Les Français ont notamment identifié une vingtaine d'endroits, entre Banda Acech et Meulaboh, où ils peuvent apporter de l'aide humanitaire. Ces villages côtiers sont quasiment inaccessibles car ils sont adossés à une barrière montagneuse qui atteint par endroits 3.000 mètres d'altitude, et les voies d'accès sont détruites. Il faut aussi "régler avec les autorités indonésiennes les questions de navigation aéronautique", et l'harmonisation des procédures de vol pour la noria d'hélicoptères qui se met en place dans la région, a précisé le commandant de Briançon. "Je pense que nous allons rester quelques jours sans doute et quelques semaines certainement", a-t-il ajouté. La "Jeanne d'Arc", le navire-école de la Marine française, s'est déroutée à partir de Djibouti pour rejoindre l'ouest de l'Indonésie, où elle achemine de l'aide humanitaire ainsi que des équipes de secouristes, des médecins et des légionnaires spécialisés dans le génie.
L'espress.fr
12 / 01 / 2005
Sujet : Le Porte Hélicoptère Jeanne d'Arc
Le porte-hélicoptères français Jeanne d'Arc fait route vers la région sinistrée de Meulaboh, au nord de l'Indonésie que le navire-école de la Marine devrait atteindre vendredi après avoir longé les côtes du Sri-Lanka, chargé d'aide humanitaire.

La "Jeanne" emporte 4,5 tonnes de médicaments, deux hélicoptères Puma qui s'ajoutent aux deux Alouette et deux Gazelle dont elle dispose, ainsi que 82.000 litres d'eau, 8.000 rations alimentaires et 200 lits de camp.

A bord, les hélicoptères se sont s'entraînés à accrocher des charges sur le pont et les soulever dans les airs, tandis que des légionnaires du 1er Régiment étranger du génie de Laudun (Gard) triaient les médicaments dans le hangar à hélicoptères.

Chargés lors d'une escale à Djibouti début janvier, les secours comprennent aussi des tentes, groupes électrogènes, véhicules tout-terrain, générateurs, bacs souples pouvant contenir jusque 3,5 tonnes d'eau, ainsi que le nécessaire pour monter un hôpital de campagne, un tractopelle et un poste de secours.

Les quelque 600 marins, dont une centaine d'élèves officiers ont été renforcés par une trentaine de légionnaires stationnés à Djibouti, ainsi que des équipes médicales, et par les équipages des Puma. Mercredi, les derniers vaccins devaient être administrés aux élèves officiers.

Avec la frégate Georges Leygues, son navire d'accompagnement, qui comprend 180 membres d'équipage, la "Jeanne" a la capacité de produire 50 tonnes d'eau potable par jour, outre sa propre consommation.

Ses installations médicales comprennent un bloc opératoire, deux lits de réanimation et dix d'hospitalisation. Au total, une vingtaine de médecins et une dizaine d'infirmiers sont également du voyage.

Sur la "Jeanne", un élève officier indonésien se prépare au pire. Parmi les 25 élèves officiers étrangers à bord, il est le seul indonésien de l'équipage. Lorsqu'il a commencé en décembre son stage, l'enseigne de vaisseau Sandy Kurniawan ignorait que sa mission allait le conduire au large de son pays.

Né il y a 27 ans à Bogor, dans l'ouest de l'île de Java, Sandy Kurniawan, diplômé de l'académie navale de Surabaya, se trouve, lors du raz-de-marée du 26 décembre dernier, en escale à Djibouti, sur "Jeanne d'Arc" qui avait appareillé de Brest (Finistère) le 8 décembre dernier.

Puis la France décide début janvier d'envoyer la "Jeanne" en renfort humanitaire au large de l'Indonésie. Les journées de Sandy Kurniawan changent alors imperceptiblement: il rédige un lexique des mots incontournables à destination des légionnaires et des équipes médicales qui vont descendre à terre et se prépare à son nouveau rôle: "Il nous aide dans l'analyse de la situation et dans les contacts avec les autorités indonésiennes, il sera notre officier de liaison", explique le commissaire en chef Christophe Bergey, chargé des relations publiques de la "Jeanne d'Arc".

La destination finale n'est pourtant pas encore connue car les responsables de l'opération militaire française "Beryx" d'aide à l'Asie du sud-est, sont toujours en discussions avec les autorités indonésiennes et les secours américains, qui se multiplient dans la région de Banda Aceh.

La Jeanne d'Arc devrait se positionner au nord de Meulaboh, entre cette ville et celle de Bandar Aceh, au large du nord de Sumatra.

"Nous nous positionnerons entre dix et vingt nautiques au large" (de 18,5 à 37 km environ), hors de vue des côtes en raison de la forte affluence de bâtiments de secours dans la zone, a précisé le commandant du bâtiment, le capitaine de vaisseau Marc de Briançon. En outre, "les fonds ont pu bouger avec le tremblement de terre" sous-marin qui a provoqué le raz-de-marée du 26 décembre, et "nous n'allons donc pas nous approcher trop près des côtes", a précisé le "pacha".

Les seuls points de ravitaillement en fuel étant Banda Aceh et Medan, distantes de quelque 200 km, la "Jeanne" pourrait aussi, selon lui, servir de station essence pour cette noria d'hélicoptères.
L'express.fr
12 / 01 / 2005
Sujet : Le Porte Hélicoptère Jeanne d'Arc
Lorsqu'il a commencé en décembre son stage à bord du navire-école de la Marine française la "Jeanne d'Arc", Sandy Kurniawan ignorait que sa mission allait le conduire au large de son pays, l'Indonésie.

Parmi les 25 élèves officiers étrangers à bord, l'enseigne de vaisseau Sandy Kurniawan est le seul indonésien de l'équipage de la Jeanne d'Arc qui a dérouté sa mission pour apporter de l'aide humanitaire dans la région de Meulaboh, dans le nord-ouest de Sumatra.

La "Jeanne d'Arc" effectue chaque année une campagne d'application en mer, qui prépare une grosse centaine d'officiers élèves à leur futur métier. Parmi eux figurent traditionnellement quelque 25 étrangers, dans le cadre d'échanges.

Né il y a 27 ans à Bogor, dans l'ouest de l'île de Java, Sandy Kurniawan explique qu'il avait "le rêve d'enfant de faire carrière dans la marine".

"Mon grand-père était dans l'armée de l'air et depuis aucun membre de ma famille n'a été militaire. L'Indonésie étant un immense archipel, je rêvais de parcourir par la mer ce qui fut un royaume maritime avant l'indépendance", explique le jeune homme qui, à bord, garde l'uniforme de son pays.

Diplômé de l'académie navale de Surabaya qu'il intègre en 1996, il sert comme élève officier à bord de la frégate Kri Yossudarso, puis durant un an sur la corvette Kri Wiratno.

Pour lui, "la mer en Indonésie, c'est ce qui relie les îles entre elles. Cela représente aussi huit millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive. C'est vital".

Et lorsque cette mer devient mortelle, lors du raz-de-marée du 26 décembre dernier, l'enseigne de vaisseau Kurniawan se trouve en escale à Djibouti, la deuxième escale après Tunis. La "Jeanne d'Arc" a appareillé de son port d'attache Brest (Finistère) le 8 décembre dernier.

Quelques mois auparavant, il avait rapidement appris les rudiments du français, ses supérieurs l'ayant désigné pour ce stage sur cette véritable université flottante de la Marine française.

"Lorsque j'ai appris qu'un raz-de-marée avait touché l'Indonésie, j'étais sur le bâtiment d'accompagnement de la "Jeanne", le "Georges Leygues". Je regardais la télévision. Puis j'ai compris que ce qui s'était passé était très grave, notamment en appelant ma famille et un ami officier qui a perdu ses grands-parents à Aceh".

Dans le "poste 15" où il dort en compagnie d'un élève officier allemand et sept autres français, il ressent "beaucoup de sympathie". "On prend quotidiennement de mes nouvelles et celles de ma famille".

Puis la France décide début janvier de dérouter la "Jeanne d'Arc" et l'envoyer en renfort humanitaire au large de l'Indonésie. Les journées de Sandy Kurniawan changent alors imperceptiblement. Rythmées par l'alternance de cours théoriques et de quarts en passerelle et au "centre opération", elles prennent une autre urgence.

Sandy Kurniawan rédige à la hâte un lexique des mots incontournables à destination des légionnaires et des équipes médicales embarqués à Djibouti et qui vont descendre à terre dès la "Jeanne d'Arc" au large des côtes indonésiennes, vraisemblablement vendredi.

Et il se prépare à son nouveau rôle: "Il nous aide dans l'analyse de la situation et dans les contacts avec les autorités indonésiennes, il sera notre officier de liaison", explique le commissaire en chef Christophe Bergey, chargé des relations publiques de la "Jeanne d'Arc".

Lui avoue se "préparer au pire".
France 3 - afp
11 / 01 / 2005
Sujet : Le Porte Hélicoptère Jeanne d'Arc
Le porte-hélicoptères français "Jeanne d'Arc" sera vendredi au large de la région la plus touchée du nord de l'Indonésie par le raz-de-marée du 26 décembre, et devrait acheminer son aide dans la zone de Meulaboh, a indiqué mardi son commandant, le capitaine de vaisseau Marc de Briançon. Ce navire-école de la Marine nationale, qui achemine notamment des hélicoptères, 82.000 litres d'eau, 8.000 rations alimentaires et 4,5 tonnes de médicaments, est passé mardi au large des côtes du Sri-Lanka, avant de se diriger vers le nord de l'Indonésie. Sa mission exacte n'est pas encore définie et fait encore l'objet de discussions avec les autorités indonésiennes et les secours déjà sur place, notamment ceux des Américains dont le porte-avions Abraham Lincoln croise au large de Banda Aceh. "Une mission d'évaluation est en cours mais notre zone d'intervention sera le nord-ouest de Sumatra", a déclaré le commandant de Briançon à quelques journalistes et photographes, dont deux de l'AFP, héliportés mardi sur le bâtiment. Il a précisé que la "Jeanne d'Arc", qui restera à une distance de 10 à 20 nautiques des côtes, servira notamment de bâtiment ravitailleur pour une partie de la noria d'hélicoptères qui acheminent les secours dans cette zone rendue inacessible par la route. La ville de Meulaboh, particulièrement touchée, est distante d'environ 200 km de Banda Aceh, mais les secours tardent à y arriver en masse, les voies de communication étant détruites. "Sur une population de 100.000 habitants à Meulaboh, les autorités indonésiennes estiment qu'il reste 30.000 à 40.000 survivants", a indiqué pour sa part le commissaire en chef Christophe Bergey, officier de relations publiques de la "Jeanne d'Arc".
Maville
08 / 01 / 2005
Sujet : Le Porte Hélicoptère Jeanne d'Arc
Le capitaine de corvette Pierre Maigne, nous fait parvenir, de temps en temps, des nouvelles de la vie à bord du porte hélicoptères Jeanne-d'Arc. Celle-ci a été écrite quelques heures après l'escale de Djibouti, au moment où la Jeanne et le Georges Leygues ont mis le cap sur l'Asie du Sud-Est.


« Djibouti. On aurait pu écrire beaucoup de choses en somme. Henry de Monfreid nous y avait déjà entraînés dans ses « Secrets de la Mer Rouge ». L'ancien territoire des Afars et des Issas évoque pêle-mêle contrebande et pêche, aridité extrême et sel ravageur, coraux et boutres. Le soleil et une luminosité aveuglante y côtoient la chaleur irradiante d'un sol de lave chauffé à l'extrême.

« Et pourtant, c'est un hiver, doux comme un été de France qui y accueille la Jeanne-d'Arc et le Georges Leygues. Lumière rasante du soleil levant sur une rade débarrassée des nombreuses épaves qui la jalonnaient auparavant et sourire bienveillant du pilote aident la manoeuvre d'accostage. La représentation militaire française est là, sur le quai. Tous s'affairent à poursuivre ce qui a été minutieusement préparé.

« Noël en mer. Loin des familles et des amis. Il y a toujours quelques pincements au coeur et quelques regrets que viennent atténuer le ronflement des chaudières, le bruit des vagues qui glissent le long de la coque et la fraternité engendrée par la messe et le dîner pris en commun.

« Numéros, chants de marin, poèmes et musiques se répondent en rythme. Au milieu de l'équipage heureux, deux invités, parfaitement intégrés, se distinguent : l'acteur et écrivain de Marine Bernard Giraudeau et le journaliste Philippe Meyer.

« Pourtant, les lumières à peine éteintes, c'est la catastrophe. Le séisme et le raz de marais lointains apparaissent sur les écrans de télévision des carrés. La rumeur a couru puis le bruit est vérifié à mesure que les images se font plus précises. Les officiers élèves des pays touchés par le tsunami peuvent joindre leurs familles et sont rassurés sur leur sort.

« Cellule de crise, évaluation des capacités et des possibilités d'intervention. Aux actions civilo-militaires et humanitaires répondent des hélicoptères, des moyens hospitaliers, des vivres, de l'eau et du personnel.

« Les forces pré-positionnées à Djibouti travaillent dans le même sens. En deux jours, plus de 150 tonnes de matériel et une soixantaine de personnes de l'Armée de Terre rejoignent les 800 membres du GEAOM (Groupe école des officiers de Marine).

« Les officiers élèves, quant à eux, s'aguerrissent à terre, au cours d'un exercice de marche et d'embuscade dirigé par les commandos marine et l'Armée de Terre. Harassés et fourbus. Leur contact du terrain vaut toutes les excursions et laisse un souvenir précieux.

« Adieux terre de mystère. Déjà, il faut lever l'ancre, culer, virer et partir en avant toute pour traverser Golfe d'Aden, Mer d'Oman et Golfe du Bengale. L'Océan Indien est là qui nous attend, comme ces habitants traumatisés ont besoin de nos bras. Dans trois mois, nous reviendrons et, peut-être alors, sera-t-il l'heure d'apercevoir la métamorphose de Djibouti. Port en extension, la ville s'assainit. Les rues chassent leurs tas d'immondices. L'odeur acre caractéristique a disparu et les rumeurs d'investissement circulent.

« Dubaï, la perle de la péninsule, est le modèle. Tourisme et banques doivent arriver. Les Indiens et les Pakistanais se font plus présents, les voitures de luxe également. Les quartiers bruissent et les Saoudiens injectent d'importantes sommes d'argent. Le rêve de Suisse de la corne de l'Afrique paraît réaliste à certains. Alors, désirons aussi ces secrets jalousement gardés que nous découvrirons peut-être.

« Ciel bleu, éclatant, vent de Nord-Est 10 noeuds. Température de l'eau 27 °C, de l'air 25 °C. 15 noeuds au loch, la Jeanne-d'Arc et le Geroges Leygues filent, cap sur l'étrave vers leur destinée.
Libération
07 / 01 / 2005
Sujet : Arrivée le 14 janvier 2005 devant Sumatra
Le ministère de la Défense a annoncé l'envoi de moyens supplémentaires en Asie du Sud dans le cadre de l'opération Beryx. La frégate Dupleix va faire route vers le Sri Lanka, alors que le porte-hélicoptères Jeanne-d'Arc et la frégate Georges-Leygues devraient atteindre les côtes de Sumatra le 14 janvier. Ces deux bateaux transportent six hélicoptères, d'importants moyens médicaux et une vingtaine de médecins, une section du génie équipée d'un tracto-pelle et la capacité de produire cinquante tonnes d'eau douce par jour. Par ailleurs, cinq hélicoptères Puma vont être convoyés à Sumatra, à bord d'avions de transport Antonov. Un détachement de la sécurité civile est en train d'y installer un hôpital de campagne. En Thaïlande, un avion Atlantique 2 participe déjà au secours en mer. A Phuket, douze gendarmes ­ et un hélicoptère ­ sont à pied d'oeuvre pour l'identification des corps des victimes.
L'express.fr - afp
02 / 01 / 2005
Sujet : La France envoie deux bâtiments de la marine nationale en Asie
La France va dépêcher le porte-hélicoptère "Jeanne d'Arc" et la frégate "Georges Leygues" en Asie dès lundi pour une aide médicale d'urgence aux pays frappés par les raz-de-marée, a annoncé la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, dans un entretien à l'hebdomadaire Journal du dimanche.

"L'urgence, c'est d'éviter la catastrophe sanitaire", indique la ministre avant d'annoncer "l'envoi dès lundi" d'un Airbus A310 de la Défense "avec douze tonnes de matériel de purification d'eau et de médicaments", ainsi que "le porte-hélicoptère +Jeanne d'Arc+ et la frégate +George Leygues+, dotés d'équipes médicales (seize médecins sur la Jeanne d'Arc), d'un bloc opératoire et de cinq hélicoptères".
Nouvel obs.com
02 / 01 / 2005
Sujet : La France dépêche le porte-hélicoptère "Jeanne d'Arc"
La France va dépêcher le porte-hélicoptère "Jeanne d'Arc" et la frégate "George Leygues" en Asie dès lundi pour une aide médicale d'urgence aux pays frappés par les raz-de-marée.

L a France va dépêcher le porte-hélicoptère "Jeanne d'Arc" et la frégate "George Leygues" en Asie dès lundi 3 janvier pour une aide médicale d'urgence aux pays frappés par les raz-de-marée, a annoncé la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, dans un entretien à l'hebdomadaire Journal du dimanche.
"L'urgence, c'est d'éviter la catastrophe sanitaire", indique la ministre avant d'annoncer "l'envoi dès lundi" d'un Airbus A310 de la Défense "avec douze tonnes de matériel de purification d'eau et de médicaments", ainsi que "le porte-hélicoptère 'Jeanne d'Arc' et la frégate 'George Leygues', dotés d'équipes médicales (seize médecins sur la Jeanne d'Arc), d'un bloc opératoire et de cinq hélicoptères".
Lulu
31 / 12 / 2004
Sujet : La Jeanne part-elle au Sri Lanka ?
La jeanne devrait faire escale plus tôt que prévu à Djibouti (dés le 01/01) pour embarquer du fret humanitaire et l'escale vers Masate serait annulée. Ces changements interviendraient afin de porter secours aux survivants du Tsunami au Sri Lanka....
Afp 16/12/2004
16 / 12 / 2004
Sujet : La Jeanne d'Arc en escale à Tunis au début de sa 40e campagne
La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères de la Marine française a mouillé jeudi au port de Tunis-La Goulette pour une escale de six jours, la première de sa 40e campagne de formation des élèves officiers en mer Méditerranée et en océan Indien, a-t-on observé.

Le navire en service actif depuis 40 ans est accompagné de la frégate anti-sous-marine Georges Leygues, les deux bâtiments formant le Groupe école français d'application des officiers de marine (GEAOM).

Commandé par le capitaine de vaisseau Marc de Briançon, le groupe a pour mission de parachever la formation de 109 élèves-officiers, parmi lesquels cinq femmes et 25 élèves étrangers de 19 nationalités (Europe, Afrique, Asie et USA).

Des entretiens officiels et des manoeuvres avec la marine tunisienne sont au programme de l'escale, ainsi que des activités éducatives et culturelles pour les élèves-officiers, a indiqué à la presse le commandant de Briançon.

La Jeanne d'Arc, dont la dernière visite en Tunisie datait de 2002, avait appareillé le 8 décembre à Brest avec à bord 40 officiers et 500 membres d'équipage.

Selon son commandant, le navire reste un bâtiment de combat disponible pour des interventions de sauvegarde maritime ou de missions opérationnelles d'urgence.

Equipé de missiles, la Jean d'Arc transporte quatre hélicoptères pour sa campagne actuelle de 5 mois en mer avec une douzaine d'escales, notamment à Djibouti (2-6 janvier), Mascate (Oman, 12-17 janvier), Port-Kelang (Malaisie, 11-16 février), Tartus (Syrie), Beyrouth (Liban) et Aqaba (Jordanie).

La Jeanne d'Arc participe au "rayonnement de la France" et sera maintenue en activité jusqu'en 2010, a précisé le capitaine de Briançon.
Publié le 9 décembre 2004 par ouest france
09 / 12 / 2004
Sujet : La Jeanne d’Arc a repris la mer
« Au revoir ! A dans cinq mois ! » Hier, le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc a appareillé de Brest pour sa 40e campagne en compagnie de la frégate Georges Leygues. Après 2010, le navire-école pourrait être remplacé par un groupe de deux à trois frégates multimissions.

C’est une « aventure maritime et humaine peu commune », souligne le capitaine de vaisseau, Marc de Briançon, commandant pour la deuxième année du deuxième bâtiment de combat le plus long de la Marine avec 182 m.

Hier après-midi, à l’heure dite, le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc a quitté le port de Brest pour sa 40e campagne en compagnie de la frégate Georges Leygues. Les quais du port militaire avaient été libérés par les personnels de Direction de construction navale (DCN) au profit des familles des marins et des élèves. Le matin, plusieurs centaines de salariés ont manifesté contre le projet d’ouverture du capital de la société.

A bord de la Jeanne : 109 élèves officiers-élèves, dont 5 femmes. Près des deux tiers sont de l’École navale de Lanvéoc-Poulmic. Ils sont moins nombreux que les années passées car la promotion a été coupée en deux, à la suite d’une réforme. Ces élèves sont les derniers à effectuer leur scolarité en trois ans. Les prochains la feront en quatre ans.

Les autres élèves proviennent de l’École polytechnique (2), du Commissariat de la marine (11), des affaires maritimes (2), du service de la médecine des armées (13). Et 24 sont des officiers-élèves étrangers en provenance de 18 pays, dont les États-Unis pour la première fois.

Cette « école pratique » en mer va durer cinq mois. Les élèves sont accompagnés par les 500 marins de la Jeanne et les 150 du Georges Leygues. Direction l’Océan Indien. Les élèves seront initiés à la lutte contre le terrorisme, les pirates et les narcotrafiquants... Des exercices sont prévus avec les marines indiennes et pakistanaises.

Douze escales (1) sont au programme avant le retour à Brest, le 13 mai.

Et après 2010...

Malgré ses 40 ans, la Jeanne est prévue pour fonctionner jusqu’en 2010. Son service actif a été augmenté de quatre ans l’année dernière. Il n’y a pas d’argent pour reconstruire une neuve. Le porte-hélicoptères ne devrait pas être remplacé en tant que tel. « En 2010, arrivent les premières frégates multimissions, explique l’amiral Jean-Louis Battet, le chef d’état-major de la Marine. Avec deux ou trois frégates et un pétrolier, on peut constituer un groupe de bateaux qu’on pourait appeler Jeanne d’Arc, par respect »

Il n’est plus question d’une Jeanne européenne. « Il faudrait un bateau de la taille du paquebot France ! »

La piste des bâtiments de projection et de commandement, en cours de construction à Brest, semble aussi mise de côté. « Ces types de navires sont les plus utilisés dans la Marine. Et leur programme est toujours susceptible d’être modifié au dernier moment, en cas de crise, comme récemment pour la Côte d’Ivoire. »
Source : afp
13 / 03 / 2004
Sujet : Un défilé de mode dans la marine de guerre
Pour la première fois dans l'histoire de la marine de guerre, un défilé de mode a eu pour cadre le pont d'un navire français, la "Jeanne d'Arc", ce week-end dans le port de Cartagena (Colombie).

"C'est superbe, et surtout sans précédent d'associer l'art, la beauté et la France sur un vaisseau emblématique comme le nôtre", répète à qui veut l'entendre son commandant, le capitaine de vaisseau Marc de Briançon.

Face aux six rampes de missiles Exocet, d'une portée de 38 km, et sous les deux tourelles de 100mm automatiques, les talons aiguille se succèdent sur la passerelle de plastique blanc, longue de 40 mètres.

"De la folie", s'exclame la créatrice de prêt-à-porter Pepa Pombo, les yeux brillants d'un évident plaisir que partage dans un silence ravi sa fille Monica, 29 ans, qui l'a "aidée à dessiner les modèles" d'été présentés.

Douze as de la mode colombienne, dont la "famille Pombo", Silvia Tcherassi, Ricardo Pava et Amelia Toro rivalisent, dans la nuit de Cartagena, d'une audace bienséante sur le pont d'envol normalement réservé à l'emport de dix hélicoptères.

L'Oréal a financé cette opération originale sur ce "coin de France" qu'est la "Jeanne d'Arc" à chacune de ses escales. "Il s'agit d'une belle plate-forme de promotion pour cette société française", s'extasie Eric Steinmyller, commissaire en chef sur le navire-école.

Cinq cents invités, venus de toute la Colombie, sont assis devant les 166 officiers restés debout sur le pont dans la lumière aveuglante des spots. "Observez les marins, ils sont tout sourire devant les Colombiennes, si différentes tant elles savent communiquer leur joie", s'amuse le commissaire.

"Cet appui de la France ouvre un ciel sans limites à la mode colombienne", assure Pilar Castano, le pilier de la haute couture dans le pays andin. Elle a transformé le bâtiment de guerre à quai en ambassade de la mode en moins de 24 heures, dans ce port des Caraïbes situé à 1.100 km au nord de Bogota.

Le ronflement des machines disparaît soudain dans les éclats de la musique rythmée qui scande le pas des mannequins. Un vent sec chasse la chaleur tropicale.

"On n'a jamais été aussi bien reçus ailleurs", affirme un jeune enseigne de vaisseau, Augustin Aubret, 22 ans, originaire de Vendée. Ses cinq collègues, tous du même âge, hochent la tête avec vigueur pour approuver.

Ces mannequins, "et les Colombiennes en général", sont toutes "plus souriantes et accueillantes que dans les autres escales", souligne Pierre Pasco, de Pontivy (Morbihan). "Elles nous sifflent dans la rue!", s'amuse Julien Clerget, futur pilote d'hélicoptère venu de La Baule (Loire-Atlantique). "Et pas pour nous huer!", rétorque Mathias Canonne, canonnier de profession originaire de Toulon (Var).

Pour éviter de voir leur chapeau s'envoler dans la mer voisine, les mannequins le retiennent d'une main. Elles parviendront toutes à éviter la chute, au prix de déhanchements chaloupés, sur la piste rendue glissante par les embruns, mais l'une d'elles ne pourra empêcher les assauts d'un alizé sournois de découvrir sa poitrine.
Source : ouest france
07 / 01 / 2003
Sujet : La Jeanne d'Arc n'ira pas en Chine
Article de Ouest France du 07/01/2003 :

"La mission économique de la Cub incertaine

Victime de problèmes mécaniques le navire école Jeanne d'Arc est bloqué en Martinique avec 500 hommes à bord. Elle réduira ensuite son programme à l'Atlantique et la Méditerranée. Mauvaise nouvelle pour la Cub qui devait profiter de son escale en Chine pour une mission économique.
La nouvelle est tombée lundi en fin d'après-midi. Dans un communiqué, l'Amirauté précise : « La Jeanne d'Arc et le Georges Leygues vont conduire leur mission de formation des officiers de marine en zone Antilles, en Atlantique et en Méditerranée ». Adieu Pacifique donc pour cette 38e campagne du navire école qui fut longtemps la fierté de la Marine nationale et l'ambassadrice de la France dans tous les ports du monde, mais dont l'âge commence à sérieusement se faire sentir. Le même communiqué stipule que le « déploiement lointain du groupe école d'application est transformé en une campagne ponctuée d'escales plus proches des points d'appui habituels ».

Les pépins se sont multipliés à bord de la Jeanne, qui compte environ 500 marins, dont une majorité d'élèves officiers. Le départ de Brest avait été retardé d'une semaine début décembre pour des problèmes d'usure au niveau des lignes d'arbre d'hélice. Du coup l'escale prévue à Cuba a été changée pour la Martinique, en prévision d'un dernier contrôle avant le passage du canal de Panama. Le 27 décembre, la visite d'experts de la DCN venus de Brest n'a pu que constater que le phénomène d'usure était toujours présent. Dernière galère : victime d'une fausse manoeuvre lors d'un changement d'emplacement à Fort-de-France, le porte-hélicoptère allait encore percuter un quai (O.F d'hier). Résultat : une tôle à changer. Quoiqu'il en soit, la décision de la Marine nationale était déjà prise : la Jeanne n'ira pas dans le Pacifique, trop loin de ses bases. Elle pourrait de nouveau appareiller le 11 janvier vers des pays de la zone Atlantique et Méditerranée, dont la liste ne sera communiquée qu'après les échanges diplomatiques de rigueur.

Opération de prestige

Voilà une bien mauvaise nouvelle pour la Communauté urbaine de Brest (Cub) qui préparait une douzième mission économique et scientifique internationale, profitant de l'escale de la Jeanne à Qin Gdao, Chine, du 27 février au 7 mars. Autour du président François Cuillandre, la délégation d'une trentaine de responsables d'entreprises du Finistère, d'universitaires et de chercheurs allait inviter ses partenaires chinois à bord du navire ambassadeur pour une réception donnant le coup d'envoi « prestigieux » aux visites et échanges.

Pour l'instant, rien n'est décidé du côté de la Cub. « Tous les billets d'avion sont réservés, le travail est déjà bien engagé », indique Françoise Le Duff, du service de promotion économique. Une concertation s'impose avec la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) pour savoir si les dates seront maintenues ou reportées. Ce genre de mission conjointe Cub-Marine nationale avait déjà eu lieu au Chili, au Liban, en Afrique du Sud et à Singapour. Il s'agit pour les entreprises comme pour les universités de développer les échanges internationaux. C'était aussi pour la Marine, l'occasion de s'ouvrir aux civils et de montrer son implication aux côtés des décideurs brestois.

Construite en 1961, la Jeanne d'Arc mesure 180 mètres, son appareil de propulsion avait été modernisé en 1989, puis en 1998, pour pouvoir assurer son service de formation des élèves officiers jusqu'en 2006."

Ne pas s'inquiter pour la tôle froissée : il ne s'agit probablement que d'un détail par rapport aux autres problèmes.
Source : le télégramme
07 / 01 / 2003
Sujet : Une escale prolongée pour des réparations.
Article du Télégramme de 07/01/2003 :

"Les coussinets de lignes d'arbres de la Jeanne d'Arc, actuellement en escale à Fort-de-France (Martinique), vont être remplacés. Ces problèmes de coussinets avaient déjà été à l'origine d'un report du départ, de Brest, du navire-école. L'appareillage de la Jeanne d'Arc pourrait intervenir le 11 janvier. Le programme des prochaines escales va être réaménagé. Il semblerait qu'il se limite à l'Atlantique et la Méditerranée afin que le navire ne soit pas trop loin des bases importantes de soutien national."

Bref : peu d'info et pas de confirmation de la rumeur précédemment citée.
Source : marine nationale
04 / 12 / 2002
Sujet : Communiqué officiel
L'Amiral, adjoint organique à Brest de l'Amiral commandant la force d'action navale communique:

A l'occasion d'essais à la mer menés en fin de semaine dernière par le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, un bruit anormal a été relevé sur les lignes d'arbres.

Ce matin, lundi 2 décembre, les experts de DCN ont constaté une usure excessive sur les paliers de lignes d'arbres bâbord et tribord.

Cette avarie compromet l'appareillage du groupe école qui était prévu mercredi 4 décembre.

Il est encore trop tôt pour connaitre la date de disponibilité de la Jeanne d'Arc. Pour l'heure, les énergies se mobilisent pour permettre au bâtiment de retrouver au plus tôt sa disponibilité. Dans les jours qui viennent des essais complémentaires à la mer vont être menés. Après analyse des résultats, les diverses solutions de réparation seront étudiées et les décisions prises afin de mener à bien la mission de formation des officiers de marine.
Source : le télégramme
03 / 05 / 2002
Sujet : Un demi tour du monde sans vague
Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc a retrouvé, hier, son port d'attache. Après cinq mois de campagne d'application, les 650 membres d'équipage, dont 150 élèves-officiers, sont rentrés de leur demi tour du monde.

« On est tous enchanté de rentrer à Brest », assurait hier le capitaine de vaisseau Jérôme Régnier, commandant de la Jeanne d'Arc. Les marins, la tête pleine de souvenirs et de paysages exotiques, ont posé joyeusement le pied à terre au quai des flottilles où leur famille les attendait.

Le « bateau de papa »

Pour les jeunes enfants, dispensés d'école pour une matinée, le « bateau de papa » a lentement pris place à quai. L'émotion des grands retours a fait verser quelques larmes, séchées par de longues embrassades.
« Nous avons su ramener le bateau à bon port. Maintenant, il s'agit de préparer la prochaine campagne », commentait le commandant Régnier.

En entretien
pour un nouveau départ

La Jeanne mise en service en 1963, accuse aujourd'hui 39 années de service qui commencent à la marquer. « Pourtant, malgré son âge, le navire est toujours capable d'apprendre aux futurs officiers la base du quart, le fonctionnement des opérations et les principes de coopérations avec les autres navires ».
Après plusieurs mois d'un sérieux entretien, la Jeanne devrait donc repartir en campagne aux alentours du 4 décembre prochain.
Alabordache
02 / 05 / 2002
Sujet : Retour à Brest
Le porte-hélicoptères et navire-école de la Marine nationale "Jeanne-d'Arc" est arrivé ce matin en rade de Brest après cinq mois autour du monde. 147 élèves-officiers, dont 21 femmes, ont participé à la campagne, qui les a menés aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Afrique, en Méditerranée et en Mer Noire.
Comme le veut la tradition, les quelque 700 marins embarqués à bord ont été accueillis par leurs familles, présentes au port militaire.
Source : le télégramme
14 / 01 / 2002
Sujet : La Jeanne-d'Arc participe à des manoeuvres navales franco-péruviennes
Le porte-hélicoptères "Jeanne-d'Arc" et la frégate anti-sous-marins "Georges-Leygues" viennent de participer, ce week-end au large de Callao, le port de Lima, aux premières manœuvres navales franco-péruviennes depuis 12 ans. Les deux bâtiments basés à Brest ont pris part à des opérations visant à préparer la marine péruvienne à intercepter des navires ennemis tentant de fuir après avoir porté une attaque contre les installations portuaires.
La "Jeanne-d'Arc" et le "Georges-Leygues" ont repris la mer aujourd'hui en direction de Valparaiso, au Chili, où ils sont attendus vendredi, avant de repartir le 23 janvier vers Ushuaia (Argentine). Ils prendront le1er février la direction de Montevideo, Salvador de Bahia (Brésil), puis Dakar (Sénégal) et enfin Sebastopol (Ukraine), en mer de Crimée.
Babar
25 / 11 / 2001
Sujet : Départ le 30 novembre
Suite à son passage au bassin, aucune cause aux vibrations observées pendant les essais d'octobre n'a pu être déterminée.

Le départ de la Jeanne d'Arc est donc officiellement repoussé au 30 novembre.
Babar
24 / 10 / 2001
Sujet : Escales annulées
L'escale d'Odessa est remplacée par une escale à Sebastopol. De plus, il semblerait que les escales de Tunis et d'Alexandrie soit annulées en raison des événements internationaux. Seront-elles remplacées ? Affaire à suivre...
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